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L’EPAGA élabore un dispositif global de lutte contre les inondations de l’Aulne, dans le cadre d’un Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI).

 

 


Le dispositif PAPI est un contrat entre l’Etat et la collectivité publique qui le met en œuvre. C’est un outil permettant une gestion des risques d’inondation à l’échelle du bassin versant, avec pour objectif la réduction des dommages sur la santé humaine, les biens, les activités économiques et l’environnement. Il permet de coordonner les différentes actions, fédérer les élus, riverains et acteurs locaux sur un programme complet et cohérent de lutte contre les inondations : information, alerte, gestion de crise, réduction de la vulnérabilité des personnes et des biens, aménagements de réduction des hauteurs d’eau, protections localisées.

 


Sur la base des études déjà réalisées (BCEOM 1998 - 1999 - 2006 et STUCKY 2012), le diagnostic du risque inondation sur le territoire de l’Aulne, en cours de réalisation, va permettre de cerner précisément le niveau du risque inondation suivant les localisations des différents enjeux du bassin. Le programme du PAPI préconisera ensuite un scénario d’aménagements à l’échelle du bassin versant composé de retenues sèches et de casiers latéraux à l’Aulne pour retenir temporairement une partie du volume de la crue, d’un programme de réduction de la vulnérabilité des enjeux et d’aménagements dit d’ « hydraulique douce » pour réduire les ruissellements et l’érosion des terrains agricoles.

 


La concertation prendra une place déterminante dans la réalisation de ce projet. Elle sera initiée dès cette année pendant la réalisation du diagnostic et du programme d’actions, auprès de l’ensemble des acteurs locaux, élus, riverains de l’Aulne, et poursuivie lors des études et travaux ultérieurs.

 


Pour plus d’informations, vous pouvez contacter Pascal LAUGIER, chargé de mission Inondations à l’EPAGA

 

 

Les aménagements

 


Contribution des sous-bassins

En période de crue, il apparaît que c'est le bassin de l'Aulne en amont du canal de Nantes à Brest qui semble avoir l'impact le plus important avec presque 50 % des contributions au débit de crue de l’Aulne aval. Positionner des ouvrages de ralentissement dynamique sur ce bassin amont de l’Aulne permettrait de diminuer efficacement les hauteurs d’eau à l’aval lors des crues. Un aménagement semblable serait à implanter sur le bassin de l’Hyères, affluent principal de l’Aulne.

 

 

 

 

 

Définition du ralentissement dynamique :
Le principe du ralentissement dynamique des crues consiste à retenir une partie des eaux de crue sur le bassin versant en amont des secteurs inondables sensibles. Cela revient à accentuer le phénomène naturel dit de « laminage de la crue » : lorsque le cours d’eau déborde par-dessus ses berges, les écoulements sont alors ralentis du fait des obstacles et frottements en lit majeur (topographie, végétation, ouvrages anthropiques). L’atténuation du pic de crue et son étalement dans le temps (on parle aussi parfois d’ « écrêtement du pic de crue ») a pour principal effet de diminuer les hauteurs d’eau maximales en aval par rapport à une crue non ralentie.

 


Plusieurs types d’ouvrages sont envisageables pour mettre en œuvre une stratégie de ralentissement dynamique à l’échelle d’un bassin versant, selon les contraintes locales (topographie, occupation des sols, caractéristiques environnementales) et la période de retour de la cure cible (fréquence et intensité) :
• Haies disposées perpendiculairement au sens de la pente et autres aménagements de versants permettant de diminuer la concentration des ruissellements lors des fortes pluies ;
• Aménagements des dimensions et de la géométrie du lit de la rivière et de ses berges ;
• Aménagements hydrauliques, sur le versant (bassins d’orage) ou en fond de vallée (retenues sèches avec pertuis fixe ou mobile) ; zones de stockage des débordements de part et d’autre de la rivière délimitées par des digues (casiers latéraux).

 


Les « retenues sèches »

 


Un aménagement de type « retenue sèche », encore appelé « ouvrage écrêteur de crue » ou « ouvrage de ralentissement dynamique des crues », consiste en un talus installé dans le lit de la rivière, perpendiculairement au sens d’écoulement, dans des secteurs sans enjeux (sauf enjeux agricoles ou forestiers) où les crues débordent déjà naturellement et fréquemment.

 

retenue séche


L'ouverture de sortie (pertuis) est dimensionnée afin de laisser s'écouler sans obstacle le débit "normal" de la rivière et celui des faibles crues. On dit alors que l’ouvrage est « transparent », la retenue est « sèche » car il n’y a pas d’impact hydraulique sur les écoulements ni d’accentuation des débordements naturels lors des faibles crues. La présence de ces ouvrages ne modifie donc pas le caractère naturellement inondable des vallées où ils sont implantés.


Lorsque la crue est plus importante, le plus souvent à partir d’une période de retour de l’ordre de 10 ans ou plus, une partie des écoulements est bloquée par l’ouvrage et stockée temporairement. La présence de l’ouvrage a pour effet d’augmenter temporairement les hauteurs d’eau dans la cuvette de rétention amont par rapport aux hauteurs dues aux débordements naturels. Une fois que le maximum de la crue est passé, le volume stocké retourne progressivement à la rivière.

 

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