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Glossaire

ZES :

Zone en Excédent Structurel (d'azote).

ZHIEP :

Zone Humide d'Intérêt Environnemental Particulier.

ZICO :

Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux.

ZPS :

Zone de Protection Spéciale (directive Oiseaux – Natura 2000).

Zone humide :

« terrains exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ». Ces zones sont des espaces de transition entre la terre et l'eau (ce sont des écotones). Comme tous ces types d'espaces particuliers, elles présentent une forte potentialité biologique (faune et flore spécifiques). Elles servent notamment d'étape migratoire, de lieu de reproduction et/ou d'hivernage pour de nombreuses espèces d'oiseaux d'eau et de poissons, chaque zone humide constituant ainsi le maillon d'une chaîne {ou corridor) indispensable à la survie de ces espèces. En outre, elles ont un rôle de régulation de l'écoulement et d'amélioration de la qualité des eaux. Article 2 de la loi sur l'eau 92-3.

Zones inondables :

Zone soumise à un aléa d'événement de crue et qui joue un rôle important dans leur écrêtement.

Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique ou floristique (ZNIEFF) :

Zone naturelle présentant un intérêt écologique, faunistique ou floristique particulier ayant fait l'objet d'un inventaire scientifique national sous l'autorité du Muséum National d'Histoire Naturelle pour le compte du Ministère de l'Environnement. Deux types sont ainsi recensés : les zones de type I d'intérêt biologique remarquable, les zones de type II recouvrant les grands ensembles naturels. A ce jour, l'inventaire des ZNIEFF concerne par exemple : les zones humides, cours d'eau, marais, tourbières, landes...

Zone sensible (au sens de la directive européenne) :

Bassin versant dont des masses d'eau significatives à l'échelle du bassin, sont particulièrement sensibles aux pollutions- II s'agit notamment des zones qui sont sujettes à l'eutrophisation et dans lesquelles les rejets de phosphore, d'azote, ou de ces deux substances, doivent être réduits. Les cartes des zones sensibles ont été arrêtées par le Ministre chargé de l'Environnement et sont actualisées au moins tous les 4 ans dans les conditions prévues pour leur élaboration.

ZSC :

Zone Spéciale de Conservation (directive Habitat – Natura 2000).

ZSGE :

Zone Stratégique pour la Gestion de l'Eau.

VCNx :

Débit moyen minimal de x jours consécutifs.

Tête de bassin :

Parties amont des bassins versants et par extension tronçons amont des rivières qui, en zone de relief notamment, sont le plus souvent moins exposés aux pressions anthropiques que les parties aval et qui de ce point de vue constituent des secteurs de référence tout à fait importants et donc à préserver.

Schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) :

Document de planification fixant, pour un périmètre hydrographique cohérent, des objectifs généraux d'utilisation, de mise en valeur, de protection quantitative et qualitative de la ressource en eau. Le SAGE est établi par une Commission Locale de l'Eau et est approuvé par le préfet. Il est doté d'une portée juridique car les décisions dans le domaine de l'eau doivent être compatibles avec ses dispositions. Les SAGE doivent eux-mêmes être compatible avec le SDAGE.

Salmonicole :

Se dit des eaux dont les caractéristiques entraînent leur fréquentation majoritaire par les salmonidés.

SATEA :

Service d'Appui Technique à l'Eau et à l'Assainissement (service du Conseil général des Côtes d'Armor).

SAU :

Surface Agricole Utile.

SAUE :

Surface Agricole Utile Épandable.

SCoT :

Schéma de Cohérence Territoriale.

SDAGE :

Schéma D'Aménagement et de Gestion des Eaux. Il définit les orientations fondamentales pour une gestion équilibrée de l'eau. Il a l'ambition de concilier l'exercice des différents usages de l'eau avec la protection des milieux aquatiques. Le SDAGE définit des futurs Schémas d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) et identifie des secteurs prioritaires.

SDVP :

Schéma Départemental de Vocation Piscicole.

SEA :

Service Eau et Assainissement (service du Conseil général du Finistère).

Sécurité d'alimentation en eau potable :

Ensemble des mesures internes à une unité de distribution (système AEP) visant à alimenter les usagers dans des situations critiques ou de crise {pollution accidentelle de la ressource,...) : interconnexions de réseaux, recours à des ressources d'eau différentes...

SEQ eau :

Système d'Evaluation de la Qualité de l'eau fondé sur la notion d'altération. Les paramètres de même nature ou de même effet sont groupés en 15 altérations de la qualité de l'eau parmi lesquels: MOOX, matières phosphorées, pesticides...

SMATAH :

Syndicat Mixte d'Aménagement Touristique de l'Aulne et de l'Hyères.

Soutien d'étiage :

Action d'augmenter le débit d'un cours d'eau en période d'étiage à partir d'un ouvrage hydraulique (barrage réservoir ou transfert par gravité ou par pompage...).

SPANC :

Service Public d'Assainissement Non Collectif, chargé de contrôler les installations d'assainissement non collectif.

SPC :

Service de prévision des crues, chargé de mettre en œuvre les dispositions de la procédure vigilance « crues » sur les cours d'eau à risque.

SRCE :

Schéma Régional de Cohérence Ecologique.

Syndicat mixte ouvert :

Etablissement public créé entre plusieurs collectivités territoriales (départements, communes, communautés de communes...). Peuvent y adhérer également des groupements de collectivités territoriales comme les syndicats de production d'eau potable.

Recalibraqe :

Intervention sur une rivière consistant à reprendre en totalité le lit et les berges du cours d'eau dans l'objectif prioritaire d'augmenter la capacité hydraulique du tronçon. Cela implique l'accélération des flux et donc l'augmentation des risques de crues en aval. Il s'agit d'une intervention lourde modifiant profondément le profil en travers et le plus souvent le profil en long de la rivière, aboutissant à un milieu totalement modifié : suppression de la végétation des berges, destruction de l'habitat piscicole...

Récurrence (R) :

Se définit par rapport à la fréquence.

La fréquence d'un événement est la probabilité pour qu'advienne chaque année cet événement. Par exemple, une crue de fréquence 0,01 à une chance sur 100 d'intervenir chaque année. La période de retour (ou récurrence) est l'inverse de la fréquence. Pour cette même crue de fréquence 0.01, la période de retour (récurrence) sera 100 ans et cette crue sera dite centennale. Il faut donc toujours garder à l'esprit que lorsqu'une crue "centennale" vient de se produire, cela ne veut pas dire qu'on est "tranquille" pendant 100 ans, mais qu'en fait cette même crue a, dès l'année suivante, une chance sur 100 de se reproduire.

Régime hydraulique :

Ensemble des variations de l'état et des caractéristiques d'une formation aquatique qui se répètent régulièrement dans le temps et dans l'espace et passent par des variations cycliques, par exemple saisonnières.

Règlement d'eau :

Règlement qui régit les modalités d'exploitation des barrages ou des installations hydrauliques en général. Il mentionne les règles de gestion des ouvrages (débit minimal, débit réservé, lâchure,...).

Rejets :

Action de jeter, déverser ou laisser s'écouler dans les eaux superficielles, souterraines ou les eaux de mer une ou des substances quelconques. Ces rejets peuvent être d'origine industrielle, domestique (collectivité urbaine,...), agricole (élevages,...). Ils peuvent être ponctuels ou diffus.

Relation rivière-nappe :

Echange d'eau dans un sens ou dans l'autre entre une nappe et un cours d'eau. Suivant le niveau de la ligne d'eau, et les saisons, la nappe alimente le cours d'eau ou est alimentée par celui-ci notamment lors des inondations.

Réseau hydrographique :

Ensemble des milieux aquatiques (lacs, rivières, eaux souterraines, zones humides, etc.) présents sur un territoire donné, le terme de réseau évoquant explicitement les liens physiques et fonctionnels entre ces milieux.

Restauration de cours d'eau :

Intervention visant à retrouver un état de référence initial généralement lié à des objectifs d'usage particuliers (restauration d'un paysage, d'une capacité d'écoulement "vieux fonds - vieux bords" etc.). La restauration est souvent motivée par l'absence prolongée d'entretien d'un milieu dont le fonctionnement est donc "altéré" au regard de l'état antérieur régulièrement entretenu pour tel ou tel objectif d'usage (cas classique des rivières aménagées au fil de l'eau par divers seuils ou moulins progressivement abandonnés).

RGA :

Recensement Général Agricole.

RGP :

Recensement Général de la Population.

Ripisylve :

Fformations végétales qui se développent sur les bords des cours d'eau ou des plans d'eau situés dans la zone frontière entre l'eau et la terre (écotones).

QMNA :

Débit moyen mensuel minimum.

QMNA-5 :

Débit moyen mensuel minimum de retour 5 ans

Passe à canoë :

Pispositif construit sur les ouvrages transversaux en rivière (seuils, petits barrages) et destiné à permettre le passage des canoës sans discontinuité entre l'amont et l'aval de l'ouvrage (glissière à canoë).

Passe à poissons :

Dispositif implanté sur un obstacle naturel ou artificiel (barrage) qui permet aux poissons migrateurs de franchir ces obstacles pour accéder à leurs zones de reproduction ou de développement. On distingue des dispositifs de montaison et de dévalaison. D'autres équipements de franchissement parfois assimilés à des passes à poissons sont par exemple des ascenseurs à poisson, des écluses particulières, et échelles à poissons.

PDPG :

Plan Départemental pour la Protection des milieux aquatiques et la Gestion des ressources piscicoles.

Périmètre du SAGE de l'Aulne :

Initialement défini par l'arrêté préfectoral du 4 août 2000, modifié par l'arrêté préfectoral 17 janvier 2003, le périmètre du SAGE de l'Aulne s'étend sur 3 départements et 90 communes : le Finistère (61 communes), les Côtes d'Armor (26 communes) et très marginalement le Morbihan (3 communes). La superficie totale du bassin versant de l'Aulne représente 1 892 km²; ce qui fait de l'Aulne le 3ème bassin hydrographique de Bretagne après la Vilaine et le Blavet

pH :

Potentiel hydrogène (descripteur d'acidité : échelle de 1 à 14 ; acide de 1 à 7 ; basique de 7 à 14).

PLU :

Plan Local d'Urbanisme.

PO43- :

Ortho-phosphates.

Points nodaux :

Points de suivi particuliers du bassin Loire-Bretagne sur lesquels sont définis des objectifs quantitatifs.

Poissons migrateurs :

Poissons qui se déplacent périodiquement entre leur zone de reproduction et leurs zones de développement (lieu de vie des juvéniles et des adultes). Certaines espèces vivent alternativement en eau douce et en eau de mer (poissons amphihalins) ; on les appelle « grands migrateurs ».

Police (des eaux, de la pêche, des installations classées) :

Activité réglementaire exercée par le préfet et caractérisée par un système d'autorisation ou de déclaration préalable ayant pour objet de contrôler et organiser l'exercice de certaines activités ou certains travaux dans un souci de maintien de l'ordre public.

Pollution :

Dégradation naturelle ou du fait d'actions anthropiques de l'aptitude de l'eau à un emploi déterminé.

Pollution diffuse :

Pollution des eaux due à des rejets issus de toute la surface d'un territoire et transmis aux milieux aquatiques de façon indirecte, par ou à travers le sol, sous l'influence de la force d'entraînement des eaux en provenance des précipitations ou des irrigations.

Les pratiques agricoles sur la surface cultivée peuvent être à l'origine de pollutions diffuses par entraînement de produits polluants dans les eaux qui percolent ou ruissellent.

Pollution (notion) :

Définition donnée par les experts européens réunis à GENEVE en 1961 « Un cours d'eau est considéré comme pollué lorsque la composition ou l'état des ses eaux est, directement ou indirectement, modifiés du fait de l'action de l'Homme dans une mesure telle que celles - ci prêtent moins facilement à toutes les utilisations auxquelles elles pourraient servir à leur état naturel ou à certaines d'entres-elles. »

Pollution toxique :

Pollution par des substances à risque toxique qui peuvent, en fonction de leur teneur, affecter gravement et durablement les organismes vivants. Ils peuvent conduire à une mort différée voire immédiate, à des troubles de reproduction, ou à un dérèglement significatif des fonctions biologiques (troubles de reproduction...). Les principaux toxiques rencontrés dans l'environnement lors des pollutions chroniques ou aiguës sont généralement des métaux lourds (plomb, mercure, cadmium, zinc,...), des halogènes (chlore, brome, fluor, iode), des molécules organiques complexes d'origine synthétique (pesticides,...) ou naturelle (hydrocarbures).

Pt :

Phosphore Total = Orthophosphates + Polyphosphates + Phosphore organique.

Objectif de qualité :

Niveau de qualité fixé pour une masse d'eau à une échéance déterminée, afin que celle-ci atteigne le « bon état ». Il se traduit par une liste de valeurs à ne pas dépasser pour un certain nombre de paramètres.

Objectif de quantité :

Valeur(s) de débit à fixer à l'aval d'ouvrages modifiant le régime des eaux ou de tronçons de rivières nécessitant à un titre ou à un autre un suivi et une amélioration de la gestion des débits. Le SDAGE recommande que ces objectifs prennent en compte la préservation du fonctionnement physique des milieux, leur capacité auto-épuratoire, la pratique des différents usages.

ONEMA :

Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques.

Nappe phréatique :

Première nappe rencontrée lors du creusement d'un puits. Nappe généralement libre, c'est-à-dire dont la surface est à la pression atmosphérique. Elle peut également être en charge (sous pression) si les terrains de couverture sont peu perméables.

Natura 2000 :

Réseau de milieux naturels remarquables de niveau européen proposés par chaque état membre de l'Union Européenne qui correspond aux zones spéciales de conservation définies par la directive européenne du 21 mai 1992 (dite directive habitat faune-flore) et aux zones de protection spéciale définies par la directive européenne du 2 avril 1979 (dite directive oiseaux). Ces espaces sont identifiés dans un souci de lutte contre la détérioration progressive des habitats et des espèces animales et végétales d'intérêt communautaire. Chaque état doit assortir cette liste de plans de gestion appropriés et de l'évaluation des montants nécessaires dans le cadre de cofinancements communautaires.

NGI :

Azote Global = NTK + NO2- + NO3-

NH4+:

Azote ammoniacal - Forme minérale réduite de l'azote.

Niche écologique :

Elément multidimensionnel défini par ensemble des préférences de tous les paramètres pour une espèce.

NO2:

Azote nitrique ou nitrites - une des formes minérales oxydées de l'azote.

NO3- :

Azote nitreux ou nitrates - une des formes minérales oxydées de l'azote.

NTK :

Azote Kjeldhal = azote ammoniacal + azote organique.

Masse d'eau :

La masse d'eau, au sens de la Directive Cadre européenne sur l'Eau, constitue l'unité spatiale d'évaluation de l'état écologique et chimique des eaux d'un district hydrographique. L'atteinte, ou non, des objectifs de bon état de la directive sera appréciée à l'échelle de la masse d'eau. On distingue les masses d'eau de surface (rivières, lacs), souterraines (aquifères), littorales (côtières et estuariennes) et artificielles (lacs d'origine anthropique).

Masse d'Eau Fortement Modifiée (MEFM) :

Masse d'eau de surface qui, par suite d'altérations physiques dues à l'activité humaine, est fondamentalement modifiée quant à son caractère.

Matière organique :

Ensemble des composés chimiques résultant du métabolisme des êtres vivants, et leurs dérivés artificiels.

MES :

Matières En Suspension - Poids de matière organique ou minérale retenue par un filtre.

Mésologiques :

Facteurs physiques.

Mesures agri-environnementales :

Les mesures agri-environnementales visent une meilleure prise en compte de l'environnement (protection des eaux...) dans les pratiques agricoles. Ces mesures se traduisent par des aides ou des rémunérations accordées aux agriculteurs ayant des pratiques agricoles respectueuses de l'environnement sous la forme d'un engagement contractuel entre l'Etat, la CEE et des exploitants agricoles pour une durée de 5 à 10 ans (voire 20 ans).

Micropolluant :

Produit actif minéral ou organique susceptible d'avoir une action toxique à des concentrations infimes (de l'ordre du μg/l ou moins).

Microcentrale hydroélectrique :

Installation hydroélectrique transformant l'énergie hydraulique en énergie électrique dont la puissance varie de quelques kW à 4.500 kW (seuil de la concession avec décret en Conseil d'Etat). Le terme "micro" utilisé dans le langage courant ne permet pas de rendre compte de l'importance de l'unité de production (volume turbiné, hauteur de chute).

Mission Inter Service de l'Eau (MISE) :

Structure de coordination départementale des services de l'Etat qui vise à améliorer la lisibilité, l'efficacité et la cohérence de l'action administrative, principalement de l'exercice de la police de l'eau en matière de gestion de l'eau et des milieux aquatiques.

Module ou module interannuel d'un cours d'eau :

Débit moyen annuel pluriannuel en un point d'un cours d'eau. Il est évalué par la moyenne des débits moyens annuels sur une période d'observations suffisamment longue pour être représentative des débits mesurés ou reconstitués.

Montaison :

Action de remonter un cours d'eau pour un poisson migrateur afin de rejoindre son lieu de reproduction ou de développement.

MOOX :

Matières Organiques et Oxydables : Calculées sur la base de (2 DBO5 + DCO)/3.

MS :

Matières Sèches - Poids des matières dissoutes et en suspension contenues dans une eau ou une boue.

Lâchure de barrage (lâcher d'eau) :

Evacuation contrôlée d'une fraction d'eau du barrage (soutien d'étiage, sécurité, production d'énergie,...).

Lessivage :

Entraînement par l'eau des sels solubles des colloïdes du sol. En particulier, les nitrates et certains produits phytosanitaires (ou leurs produits de dégradation) peuvent ainsi atteindre les nappes et/ou cours d'eau et en altérer la qualité, jusqu'à rendre l'eau impropre à la consommation.

Lit majeur :

Espace situé entre le lit mineur et la limite de la plus grande crue historique répertoriée.

Lit mineur :

Espace fluvial, formé d'un chenal unique ou de chenaux multiples et de bancs de sables ou galets, recouverts par les eaux coulant à pleins bords avant débordement.

Indice Biologique Diatomées (IBD) :

Indice qui tient compte de la diversité et des caractéristiques écologiques de la flore qui composent le milieu aquatique en comparaison à celle d'un état théorique.

Indice Biologique Global Normalisé (IBGN) :

Note de 0 à 20 attribuée au niveau d'une station de mesure après étude du peuplement d'invertébrés aquatiques des cours d'eau.
La valeur de cet indice dépend à la fois de la qualité du milieu physique (structure du fond, état des berges...) et de la qualité de l'eau. Cette méthode n'est valable que pour les cours d'eau (à l'exclusion des lacs, étangs et grands fleuves).

Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) :

Les installations visées sont définies dans la nomenclature des installations classées établies par décret en Conseil d'Etat, pris sur le rapport du Ministre chargé des installations classées, après avis du conseil supérieur des installations classées. Ce décret soumet les installations à autorisation ou à déclaration suivant la gravité des dangers ou des inconvénients que peut présenter leur exploitation.

IGN :

Institut Géographique National.

Indice Poisson Rivière (IPR) :

Indice qui tient compte de la diversité et des caractéristiques écologiques des différentes espèces qui composent un peuplement piscicole en comparaison à celle d'un peuplement théorique.

IREP :

Registre Français des Emissions Polluantes.

Halieutique :

Qualifie toutes les activités relevant de la pêche sous toutes ses formes, professionnelle ou de loisirs, en eau douce ou marine.

Géomorphologie :

Discipline qui étudie les formes de relief et leur mobilité, leur dynamique. Dans le cadre des hydrosystèmes, l'analyse porte sur la géométrie du lit des cours d'eau et les causes de ses transformations spatiales (de l'amont vers l'aval) ou temporelles en relation avec la modification des flux liquides et solides, la dynamique de la végétation riveraine, les interventions humaines.

Fertilisation raisonnée :

C'est une fertilisation qui cherche à intégrer les respects environnementaux notamment ceux relatifs à la préservation et à la restauration de la qualité des eaux et des sols. Par exemple pour les nitrates, cela consiste à déterminer avec soin la quantité et les modalités de leur épandage sur une parcelle en prévision des besoins de culture et afin de limiter les risques de pollution des eaux par migration des excédents.

Frayère :

Lieu de reproduction des poissons.

Eau de baignade :

Eaux ou parties de celles-ci (zone d'un plan d'eau...), douces, courantes ou stagnantes, ainsi que l'eau de mer, dans lesquelles la baignade est :

• soit autorisée par les autorités compétentes dans la mesure où elles satisfont à des normes européennes,

• soit n'est pas interdite et habituellement pratiquée par un nombre important de baigneurs.

Ecosystème :

Unité fonctionnelle de base en écologie résultant de l'association dynamique de deux composantes en constante interaction : le biotope et la biocénose et qui évolue en permanence de manière autonome au travers des flux d'énergie.

EH :

Equivalent Habitant - Quantité de matière polluante réputée être produite journellement par une personne (DBO5 de 60 g d'oxygène par jour).

Entretien des cours d'eau :

Ensemble des actions courantes et régulières visant à conserver d'une part les potentialités de l'écosystème : biotope, habitat et reproduction des espèces ; écoulement des eaux dans certains tronçons ; divagation du lit ; filtration des eaux, et d'autre part à satisfaire les usages locaux (navigation, loisirs, pêches, paysages,...) et à protéger les infrastructures et les zones urbanisées.

EPAGA :

Etablissement Public d'Aménagement et de Gestion du bassin versant de l'Aulne.

EPTB :

Etablissement Public Territorial de Bassin.

Eutrophisation :

Enrichissement des cours d'eau et des plans d'eau en éléments nutritifs, essentiellement le phosphore et l'azote qui constituent un véritable engrais pour les plantes aquatiques. Elle se manifeste par la prolifération excessive des végétaux dont la respiration nocturne puis la décomposition à leur mort provoquent une diminution notable de la teneur en oxygène. Il s'en suit, entre autres, une diversité animale et végétale amoindrie et des usages perturbés (alimentation en eau potable, loisirs...).

Expansion des crues :

Les zones d'expansion des crues sont des espaces naturels ou aménagés où se répandent les eaux lors du débordement des cours d'eau (lit majeur). L'expansion momentanée des eaux diminue la hauteur maximum de la crue et augmente sa durée d'écoulement. Cette expansion participe à la recharge de la nappe alluviale et au fonctionnement des écosystèmes aquatiques et terrestres.

DBO5 :

Demande Biologique en Oxygène sur 5 jours - Quantité d'oxygène consommée en cinq jours par un échantillon dilué avec une eau saturée en oxygène, ensemencée avec des germes puis placée dans une enceinte thermostatée à 20°C à l'obscurité. Cette consommation est due à certaines matières organiques pour assurer leur dégradation par voie biologique.

DCE :

Directive Cadre Européenne sur l'Eau, adoptée le 23 octobre 2000 et publiée au journal officiel des communautés européennes le 22 décembre 2000. Elle définit un cadre pour la politique de l'eau, en instituant une approche globale autour d'objectifs environnementaux avec une obligation de résultats.

DCO :

Demande Chimique en Oxygène - Quantité d'oxygène consommée par l'ensemble des matières organiques ou minérales existant dans l'eau et oxydables à chaud par un excès de dichromate de potassium, en milieu acide et en présence de sulfate d'argent et de sulfate de mercure.

D.C.R. :

Les Débits d'Etiage de Crise : le D.C.R. est la valeur du débit en dessous de laquelle il est considéré que l'alimentation en eau potable pour les besoins indispensables à la vie animale et humaine, ainsi que la survie des espèces les plus intéressantes du milieu, ne sont plus garanties. Il s'agit d'un débit moyen journalier.
A ce stade, toutes les mesures de restrictions des prélèvements et des rejets doivent donc avoir été mises en œuvre.

Débit :

Volume d'eau qui traverse une section transversale d'un cours d'eau par unité de temps.

Débit d'étiage d'un cours d'eau :

Débit minimum d'un cours d'eau calculé sur un temps donné en période de basses eaux. Ainsi pour une année donnée on parlera de : débit d'étiage journalier, débit d'étiage mensuel (moyenne des débits journaliers du mois d'étiage).

Débit minimal :

Valeur de débit maintenu à l'aval d'un ouvrage localisé de prise d'eau (rivière court-circuitée,...) afin de garantir la vie, la circulation et la reproduction des espèces qui peuplent les eaux.
Ce débit minimal est au moins égal au dixième du module (au 1/40ème pour les installations existantes au 29/06/84) ou au débit entrant si ce dernier est inférieur. Le débit minimal est souvent appelé, à tort, débit réservé. Article L-232-5 du code rural.

Débit moyen annuel :

Débit moyen sur une année : il est obtenu le plus souvent en faisant la moyenne des débits moyens journaliers de l'année.

Déclaration administrative :

Procédure de police obligeant les particuliers désireux de mettre en place des installations, ouvrages, travaux et activités ayant notamment une incidence sur les eaux et les milieux aquatiques, à les déclarer préalablement au préfet à partir d'un certain niveau (seuils de prélèvement, rejet, dragage, rectification du lit...). Au delà d'un autre niveau supérieur, ces activités doivent faire l'objet d'un acte d'autorisation

Dévalaison :

Action pour un poisson migrateur de descendre un cours d'eau pour retourner dans un lieu nécessaire à son développement (lieu de reproduction ou de développement).

D.O.E. :

Débit d'Objectif d'Etiaqe : le D.O.E. est la valeur du débit d'étiage au point nodal au-dessus de laquelle il est considéré qu'à l'aval du point nodal, l'ensemble des usages est possible en équilibre avec le bon fonctionnement du milieu aquatique.

D.S.A. :

Le Débit Seuil d'Alerte : le D.S.A. est un débit moyen journalier. En de ça de ce débit, une des activités utilisatrice d'eau, ou une des fonctions du cours d'eau est compromise. Pour rétablir partiellement cette activité ou fonction, il faut donc limiter temporairement certains prélèvements, ou certains rejets. Dès que ce débit est atteint l'autorité préfectorale, déclenche, en liaison avec une cellule de crise et conformément à un éventuel plan de crise, les mesures de restriction nécessaires.

DUP :

Déclaration d'Utilité Publique.

Captage :

Dérivation d'une ressource en eau. Au sens restreint, désigne tout ouvrage utilisé couramment pour l'exploitation d'eaux de surface ou souterraines.

Champ captant :

Zone englobant un ensemble d'ouvrages de captages prélevant l'eau souterraine d'une même nappe.

Chlorophylle a :

Principal pigment assimilateur, vert, contenu dans les végétaux et permettant la photosynthèse.

CLE :

Commission locale de l'Eau

COD :

Carbone Organique Dissous.

Commission Locale de l'Eau :

CLE : commission de concertation instaurée par la loi sur l'eau et instituée par le préfet, elle est chargée de l'élaboration, de la révision et du suivi d'un schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE). Sa composition est fixée par la loi et précisée par décret (1/2 représentants d'élus, 1/4 représentants d'usagers, 1/4 représentants de l'Etat). Le président doit être un membre du collège des élus et ce sont ces derniers qui l'élisent.

Convention de raccordement :

Convention par laquelle le maire précise à un industriel qui souhaite se raccorder au réseau d'assainissement communal les conditions auxquelles ce raccordement est autorisé (art. L 35-8 du code de la santé publique).

Cours d'eau :

L'existence d'un cours d'eau est juridiquement caractérisée par : la permanence du lit, le caractère naturel du cours d'eau ou son affectation à l'écoulement normal des eaux (canal) et une alimentation suffisante, ne se limitant pas à des rejets ou à des eaux de pluies (l'existence d'une source est nécessaire).

Cours d'eau classés au titre du franchissement des migrateurs :

Cours d'eau ou partie de cours d'eau et canaux dont la liste est fixée par décret, après avis des conseils généraux rendus dans un délai de six mois après leur saisine.

Tout nouvel ouvrage sur ces cours d'eau doit comporter un dispositif assurant la circulation des poissons migrateurs et son exploitant est tenu d'assurer le fonctionnement et l'entretien de ce dispositif.

CPIE :

Centre Permanent d'Initiatives pour l'Environnement.

CRE :

Contrat Restauration Entretien.

Crue :

Phénomène caractérisé par une montée plus ou moins brutale du niveau d'un cours d'eau, liée à une croissance du débit jusqu'à un niveau maximum. Ce phénomène peut se traduire par un débordement du lit mineur.

Les crues font partie du régime d'un cours d'eau. En situation exceptionnelle, les débordements peuvent devenir dommageables par l'extension et la durée des inondations (en plaine) ou par la violence des courants (crues torrentielles).

On caractérise aussi les crues par leur période de récurrence ou période de retour (voir récurrence).

Cyprinicole :

Se dit des eaux dont les caractéristiques entraînent leur fréquentation majoritaire par les cyprinidés {poissons blancs tels que carpe, chevaine, gardon, etc ...).

Bassin versant :

Surface d'alimentation d'un cours d'eau ou d'un lac. Le bassin versant se définit comme l'aire de collecte considérée à partir d'un exutoire, limitée par le contour à l'intérieur duquel se rassemblent les eaux précipitées qui s'écoulent en surface et en souterrain vers cette sortie. Aussi dans un bassin versant, il y a continuité : longitudinale, de l'amont vers l'aval (ruisseaux, rivières, fleuves), latérale, des crêtes vers le fond de la vallée, verticale, des eaux superficielles vers des eaux souterraines et vice-versa. Les limites forment la ligne de partage des eaux superficielles.

Biocénose :

Ensemble des êtres vivants sur une zone considérée

Biodiversité :

Caractérisation de la diversité biologique d'un espace donné en fonction notamment de l'importance numérique des espèces animales ou végétales présentes sur cet espace, de leur originalité ou spécificité, et du nombre d'individus qui représentent chacune de ces espèces.

Biomasse :

Quantité totale de matière vivante des organismes présents dans un milieu à un instant donné (ou celle d'une catégorie d'organismes).

Biotope :

Espace caractérisé par des facteurs climatiques, géographiques, chimiques, physiques, morphologiques, géologiques,... en équilibre constant ou cyclique et occupé par des organismes qui vivent en association spécifique (biocénose). C'est la composante non vivante de l'écosystème.

Bon état :

Pour les eaux de surface, le bon état s'évalue à partir de deux ensembles d'éléments différents : caractéristiques chimiques de l'eau d'une part, fonctionnement écologique de l'autre. Ainsi, on dira qu'une masse d'eau de surface est en bon état au sens de la directive cadre sur l'eau si elle est à la fois en bon état chimique et en bon état écologique.

AAPPMA

Associations Agréées pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique

AELB

Agence de l'Eau Loire-Bretagne.

Alimentation en Eau Potable (AEP)

Ensemble des équipements, des services et des actions qui permettent, en partant d'une eau brute, de produire une eau conforme aux normes de potabilité en vigueur, distribuée ensuite aux consommateurs.On considère 4 étape distinctes dans cette alimentation : prélèvement – captages, traitement pour potabiliser l'eau, adduction (transport et stockage), distribution au consommateur.

Altération (d'un milieu aquatique)

Modification de l'état d'un milieu aquatique ou d'un hydrosystème, allant dans le sens d'une dégradation. Les altérations se définissent par leur nature (physique, organique, toxique, bactériologique, ...) et leurs effets (eutrophisation, asphyxie, empoisonnement, modification des peuplements...). Le plus souvent ces altérations sont anthropiques mais peuvent aussi être d'origine naturelle.

Aquifère

Formation géologique contenant de façon temporaire ou permanente de l'eau mobilisable, constituée de roches perméables (formations poreuses et/ou fissurées) et capable de la restituer naturellement et/ou par exploitation (drainage, pompage...).

Arrêté de biotope

Arrêté préfectoral pris après avis de la commission départementale des sites, il tend à favoriser sur tout ou partie d'un territoire d'un département la conservation des biotopes nécessaires à l'alimentation, à la reproduction, au repos ou à la survie des espèces animales et végétales à protéger.

Assainissement

Ensemble des techniques de collecte, de transport et de traitement des eaux usées et pluviales d'une agglomération (assainissement collectif), d'un site industriel (voir établissement classé), ou d'une parcelle privée (assainissement non collectif) avant leur rejet dans le milieu naturel. L'élimination des boues issues des dispositifs de traitement fait partie de l'assainissement.

Assainissement collectif

Mode d'assainissement constitué par un réseau public de collecte et de transport des eaux usées vers un ouvrage d'épuration.

Assainissement non collectif :

L'assainissement non collectif est d'abord défini par opposition à l'assainissement collectif. Il s'agit de l'ensemble des filières de traitement qui permettent d'éliminer les eaux usées d'une habitation individuelle, unifamiliale, en principe sur la parcelle portant l'habitation, sans transport des eaux usées.

Autoépuration :

Ensemble des processus biologiques (dégradation, photosynthèse...), chimiques (oxydoréduction...) et physiques (dilution, dispersion, adsorption...) permettant à un écosystème aquatique équilibré de transformer ou d'éliminer les substances (essentiellement organiques) qui lui sont apportées (pollution). On doit distinguer l'auto épuration vraie (élimination de la pollution) de l'auto épuration apparente (transformation, transfert dans l'espace ou dans le temps de la pollution).

Les organismes vivants (bactéries, champignons, algues...) jouent un rôle essentiel dans ce processus. L'efficacité augmente avec la température et le temps de séjour. La capacité d'auto épuration d'un écosystème est limitée et peut être inhibée (toxique notamment).